Un article de Barbara Herrbach, Naturopathe médiéviste, Institut de Naturopathie Médiévale
Introduction – Pourquoi revenir au Moyen Âge ?
Évoquer le Moyen Âge (Ve-XVe siècle) dans un contexte naturopathique peut sembler incongru. Alors que notre époque contemporaine valorise la preuve scientifique, cette période de l’histoire est souvent associée à l’obscurantisme. Pourtant, derrière cette image volontairement noircie (1) se dévoile un héritage riche (2) et – sans anachronisme – profondément aligné avec nos principes en naturopathie : retour à la nature, soins par les plantes, accompagnement vitaliste, et spiritualité. Car le Moyen Âge est une époque de préservation des savoirs (3) : des savoirs antiques d’Hippocrate et de Galien, à
l’érudition botanique dans les monastères, cette période offre un socle cohérent et plus que jamais inspirant pour nous en naturopathie.
Mais quelle est la pertinence de mener de telles recherches aujourd’hui sur une période aussi lointaine ? Et quels usages tirer des enseignements du Moyen Age aujourd’hui en naturopathie ? Alors que notre société contemporaine est tiraillée entre d’un côté son appétit pour la science et la technologie et d’un autre côté sa quête de tradition et de naturel, la naturopathie ne déroge pas à cette tension. C’est précisément cette tension (ou convergence ?) entre tradition et modernité qui m’a poussée, en tant qu’historienne médiéviste et naturopathe, à mener des recherches et à fonder l’Institut de naturopathie médiévale.
1. Qu’est-ce que la naturopathie médiévale ?
Trois objectifs pour enrichir notre pratique de la naturopathie
J’ai appelé cette discipline « la naturopathie médiévale » parce qu’en tant qu’historienne médiéviste, je suis férue de Moyen Âge et que mes recherches portent principalement sur cette période. Mais j’aurais pu l’appeler « naturopathie traditionnelle » ou bien « naturopathie naturelle » ou encore « naturopathie ancestrale ». La naturopathie médiévale n’est pas une reconstitution folklorique. C’est le fruit d’un travail rigoureux d’étude d’archives, de manuscrits ou encore d’herbiers du Moyen Âge. Parmi eux : Physica d’Hildegarde de Bingen (4), l’Hortulus de Walafrid Strabon (5), les traités de Maïmonide (6) ou le régime du corps d’Aldebrandin de Sienne (7).
Les thématiques d’étude privilégiées sont autour de l’alimentation, des plantes, de la vision cosmologique et de la spiritualité, résonnant avec une philosophie d’harmonie entre l’homme et son environnement.
La naturopathie médiévale n’est pas une discipline à part, mais une branche traditionnelle très complète, naturelle, et vitaliste à la naturopathie, fondée sur des sources authentiques et vérifiées. Elle est pertinente pour trois raisons :
- Renforcer les fondements historiques de notre métier,
- Enrichir notre philosophie (et notre posture) de praticien naturopathe
- Proposer des outils innovants et pertinents dans l’accompagnement de nombreux terrains.
2. Des fondements historiques à la naturopathie
Au-delà d’Hildegarde de Bingen
La naturopathie connaît déjà une figure médiévale emblématique : Hildegarde de Bingen (1098-1179), théologienne du XIIe siècle, connue pour ses écrits de sciences naturelles (8) qui ont inspirés tant de naturopathes. On ne compte plus le nombre d’ouvrages de naturopathie se revendiquant de ses recommandations. Mais elle n’est pas la seule à avoir écrit des ouvrages de cette nature au Moyen Âge. D’autres médecins médiévaux, moins connus, ont laissé des ouvrages appelés souvent « régime de santé » ou « régime du corps », d’une grande pertinence naturopathique.
Moïse Maïmonide par exemple, médecin et rabbin du XIIe siècle (9), prônait déjà un accompagnement progressif, fondé sur l’écoute du patient, l’alimentation, l’accompagnement de la vitalité, et les remèdes naturels. Aldebrandin de Sienne au XIIIe siècle, quant à lui, rédigea le premier régime du corps en langue vernaculaire (10), abordant aussi bien la nutrition que les soins pour la peau, les cheveux, les femmes enceintes ou nourrissons (11).
Au-delà d’Hildegarde de Bingen, ces auteurs-médecins, montrent que la médecine médiévale
occidentale et arabe (12) portait une vision assez structurée du soin, entre médecine, spiritualité et remèdes naturels. En s’y plongeant, notre naturopathie contemporaine retrouve à la fois un enracinement historique pertinent, une continuité culturelle, et des outils souvent mis de côtés dans les siècles qui ont suivi, détrônés par la science.
« L’intention de cet ouvrage n’est pas de délivrer le corps des maladies, mais bien de le garder en santé et d’éviter les maladies »
Aldebrandin de Sienne in Le Régime du Corps (13)
3. Une approche holistique médiévale
Enrichissant le pilier holistique de la naturopathie
Au cœur de la naturopathie médiévale se trouve une vision profondément holistique de l’être humain, déjà formulée par Hildegarde de Bingen au XIIe siècle mais également suivie par Moïse Maïmonide par exemple. Pour la Sainte, le corps, l’âme et l’esprit sont interdépendants, liés entre eux comme les membres d’un même orchestre. La maladie ne concerne jamais uniquement le corps mais bien l’être tout entier et sur tous les plans, y compris celui de la foi.
Cette approche offre aux naturopathes une grille de lecture fine, à la fois ancestrale et tout à fait pertinente dans notre pratique. Elle nous invite à ne pas réduire le soin naturopathique à des troubles, mais à accompagner des individus dans toute leur complexité : corporelle, émotionnelle, morale, énergétique. Par ailleurs, elle intègre une dimension supplémentaire à cet équilibre, une dimension spirituelle. Or nous vivons dans une société contemporaine qui se détourne de sa foi mais cherche toujours plus de sens et de spiritualité. Pour preuve, l’accroissement de l’offre de coaching et
retraites de développement personnel, qui témoignent de la nécessité pour l’individu de s’ancrer dans quelque chose, d’être aligné avec soi-même et les autres. Pour l’anecdote, la méditation médiévale invitait déjà le religieux à l’introspection intérieure.
« Tout malade a un cœur oppressé et tout bien-portant a une âme libérée »
Maïmonide in Le régime de santé, chapitre 3, aphorisme 13 (14)
4. Au sujet de la diététique médiévale
Un outil d’hygiène de vie remarquable
La diététique médiévale est un apport essentiel à la naturopathie contemporaine (15). Ce concept – qui n’a rien à voir avec la diététique actuelle – est à mon sens l’ancêtre de l’hygiène de vie. Il repose sur « les 6 choses non naturelles » (16) que sont l’alimentation, le sommeil, le mouvement, la qualité des humeurs, l’air, et les passions de l’âme (incluant la vie sexuelle). La diététique médiévale formait la base du soin au Moyen Age et ressemble à s’y méprendre à notre hygiène de vie contemporaine. L’objectif de la diététique médiévale est double : freiner la source du dérèglement de l’organisme en travaillant notamment sur son alimentation et le repos. Et accompagner progressivement la force vitale. En ce qui concerne les recommandations d’Hildegarde de Bingen en matière d’alimentation, elles sont fort efficaces en naturopathie dans l’accompagnement des terrains inflammés notamment. C’est d’ailleurs l’approche que je privilégie dans mon cabinet. Dans ses traités de médecine, Moïse Maïmonide donne toujours dans un premier temps des recommandations en diététique. Et il ajoute des étapes de soins à base de remèdes, si cela devait être insuffisant, invitant son malade à la mesure et au soutien de sa force vitale. La diététique médiévale est un concept qui selon moi, ne peut qu’enrichir le raisonnement et la démarche du praticien, dans l’accompagnement de son consultant.
« Toutes les maladies qui commencent par des crises comme la goutte, les douleurs articulaires, la lithiase, l’asthme, la migraine, peuvent être améliorées par un régime alimentaire et une hygiène de vie adaptée. On pourra alors rallonger l’intervalle qui s’écoule entre deux crises mais aussi diminuer la gravité et la durée de la crise »
Maïmonide, in Traité de l’Asthme (17)
5. Zoom sur les plantes médiévales
Une naturopathie du jardin et de la cuisine
La naturopathie médiévale est profondément corrélée à la nature. Dans la médecine médiévale occidentale par exemple, le soin aux malades se fait par les plantes simples, cultivées dans les jardins monastiques ou familiaux (hortus, herbularius), utilisées aussi bien en cuisine qu’en remède. Il est intéressant de constater qu’au Moyen Age, on appelle « plante » tout ce qui est issu (principalement) du monde végétal : plantes aromatiques, légumes du potager, céréales, certains fruits, plantes médicinales, épices … (18)
Dans la médecine arabe, Moïse Maïmonide recommande dans un premier temps d’intégrer certaines « plantes » dans l’alimentation, dans le cadre de la diététique médiévale. Puis, tout comme Hildegarde de Bingen, il propose des « remèdes » à partir de ces plantes. Ces préparations galéniques sont simples, réalisables la plupart du temps avec les produits de notre cuisine : macérats, préparations vinaigrées, galettes, cataplasmes, électuaires, elixirs, breuvages etc…
On y retrouve une phytothérapie de la maison, simple et accessible. En prévention, en première intention ou en accompagnement de terrains complexes, cette phytothérapie parle à une génération en quête de sobriété, de naturel, et de reconnexion à la nature. Par ailleurs, cette approche valorise aussi l’autonomie du consultant, en redonnant à chacun des outils simples pour prendre soin de soi, sans dépendance systématique à des produits externes souvent coûteux. Enfin, en s’éloignant autant que possible des compléments alimentaires, le praticien se préserve aussi d’une posture de « naturothérapeute ».
5. La cosmologie médiévale, une nouvelle philosophie de la naturopathie ?
(Re)mettre la nature au centre de tout
Au cœur du soin médiéval se trouve une vision vitaliste du vivant qui ouvre selon moi une nouvelle perspective philosophique : la cosmologie médiévale. L’homme est un microcosme interconnecté avec le macrocosme (climat, saisons, éléments…). Le déséquilibre de l’un agit sur l’autre, dans un jeu subtil d’interactions. Entre ce microcosme et ce macrocosme, se trouvent ce qu’Hildegarde de Bingen appelle « subtilités » : plantes, pierres, aliments, comme passerelles entre ces deux mondes, dotées de qualités (19) et d’une viriditas (20) permettant de rééquilibrer notamment l’individu dans ses excès d’humeurs.
Cette cosmologie, fruit du souffle vital divin, n’est pas ésotérique mais théologique : elle traduit une lecture systémique de l’interconnexion des mondes microcosme/macrocosme, que notre époque redécouvre à travers l’écologie, les pratiques de soins non conventionnelles ou encore l’énergétique.
Ainsi, dans la logique de la cosmologie médiévale, un excès alimentaire (comme la gourmandise (21)) peut avoir des répercussions non seulement sur le corps (prise de poids, inflammation), mais aussi sur l’environnement (pollution, industrialisation de l’alimentation, usage immodéré de contenants et de plastique). A l’heure où la naturopathie est de plus en plus centrée sur l’individu, la cosmologie médiévale est plus que jamais d’actualité et remet véritablement la nature au centre de tout, faisant de l’homme un élément à la fois perturbateur et déséquilibré (22) qu’il convient d’équilibrer pour parvenir à l’harmonie d’un tout.
A mon sens, en tant que naturopathe, cette mission de sensibilisation et de préservation de la nature doit être au cœur de notre travail de transmission et d’accompagnement. En effet, la nature n’est pas là pour servir l’Homme et corriger ses excès (23). L’Homme doit prendre conscience que ses excès, même à l’échelle de l’individu, ont des conséquences sur la nature et que s’il veut pouvoir vivre en harmonie, il doit être un acteur positif de cet environnement qui l’entoure. A l’heure de la loi Duplomb, cette philosophie résonne encore plus : l’Homme ne doit pas seulement manger bio pour se préserver, il doit contribuer au fait qu’il soit encore possible de consommer du bio (24). Et cela commence avant tout par le fait de ne pas soutenir – en les achetant – les produits « made in Duplomb » qui recourent à des pesticides (25).
« La santé de l’homme et l’harmonie du cosmos viennent de l’équilibre des 4 éléments : feu, air, eau, terre et les 4 énergies élémentaires : chaud, sec, froid, humide »
Hildegarde de Bingen, Les causes et les remèdes (26)
6. De la recherche historique à la naturopathie
Focus sur la démarche
En tant qu’historienne médiéviste, ma formation universitaire rigoureuse en histoire médiévale me permet d’aborder les sources médiévales dans leur écriture latine (27), ce qui est essentiel pour éviter les erreurs dues à des traductions parfois approximatives ou fantaisistes. En effet, un même mot latin peut revêtir plusieurs significations selon le contexte, et c’est précisément cette finesse
d’interprétation qui fonde la solidité de mes recherches.
Ensuite, lorsque j’étudie les plantes médiévales mentionnées dans les manuscrits, mon approche est minutieuse : il ne s’agit pas seulement d’identifier la plante en question, mais aussi de comprendre si elle existe encore aujourd’hui, d’analyser les préjugés médiévaux qui l’entourent et d’évaluer l’influence de ces préjugés sur les écrits de l’époque. Pour valider la pertinence des recommandations médiévales, je recoupe systématiquement mes données avec des thèses en pharmacie spécialisées dans les plantes médiévales, des articles de revues académiques et d’autres travaux universitaires contemporains. Parfois plusieurs heures de recherches sont inutilisables car la plante s’avère être toxique par exemple ou bien n’existe plus sous sa forme médiévale (28). Parfois je découvre de véritables pépites. Dans ce travail, il est essentiel de préserver la pensée authentique de l’auteur des interprétations anachroniques que l’on retrouve souvent, hélas, dans certains ouvrages populaires sur Hildegarde de Bingen (29). Associer cette spécialisation d’historienne médiéviste à la naturopathie me semble donc indispensable pour proposer une discipline qui contribue à poser les fondements historiques de notre métier de naturopathe. Si nous voulons une légitimité dans notre profession, nous devons adopter une posture solide et inébranlable.
Conclusion – Une réponse médiévale à une demande très contemporaine
En somme la naturopathie médiévale propose un retour aux sources qui s’inscrit avec pertinence dans notre pratique actuelle de la naturopathie, que ce soit pour développer une approche plus naturelle et vitaliste, être dans une démarche de prévention dans le quotidien ou encore accompagner les terrains complexes. Elle intéresse bien au-delà de la France, puisque des pays comme la Belgique, l’Espagne ou encore l’Allemagne manifestent un intérêt grandissant pour cette redécouverte des savoirs anciens et les fondements historiques qu’elle propose. Par ailleurs, la naturopathie médiévale répond à un besoin réel : celui d’une clientèle exigeante en quête d’autonomie, de mémoire, de « remèdes de grand-mère » ayant fait leur preuve (30).
Ma démarche dépasse le simple cadre de la recherche historique ou de la conception de formations. Elle s’inscrit pleinement dans la transmission vivante de ce patrimoine. Je suis notamment sollicitée pour apporter mon expertise auprès d’institutions dédiées au patrimoine afin de préserver notamment la mémoire végétale (31). Parmi mes collaborations figure celle avec le Disibodenberg (32) où j’ai participé à la rédaction de la brochure destinée au site historique. Ces projets illustrent la nécessité d’associer la formation universitaire aux savoirs naturopathiques puisque l’apport de sources documentées était impératif. C’est également dans cette dynamique que la FENACO m’a décerné le prix Jeronimo Pacé de la recherche en naturopathie 2025, saluant une approche historique, rigoureuse et profondément utile pour la profession. Un geste fort qui montre que cette mémoire doit retrouver sa place dans notre pratique.
Qui est Barbara Herrbach ?
Historienne Médiéviste et naturopathe. J’ai fondé l’Institut de Naturopathie Médiévale, un centre privé de recherches et de transmission. Je mène des recherches dans les archives, les manuscrits et les travaux universitaires sur les plantes ancestrales, les recommandations d’Hildegarde de Bingen et les outils de soins médiévaux pertinents aujourd’hui en naturopathie. Mon Institut cherche à préserver cette mémoire végétale par la transmission, en proposant notamment des formations, des articles, des conseils auprès d’acteurs du patrimoine.
Institut de naturopathie médiévale : https://naturopathiemedievale.com
Sources :
(1) Cette image d’une période noire a été inventée par le siècle des Lumières qui a dressé volontairement le portrait d’une période froide, sale, soumise à l’obscurantisme religieux et sur lequel le cinéma du XXe siècle a fini de déposer un vernis peu flatteur avec des films comme Les visiteurs ou encore Le nom de la rose.
(2) Cathédrales construites à la main, manuscrits entièrement rédigés et peints à la main, invention des lunettes, du moulin à vent, de l’imprimerie et bien d’autres.
(3) A contrario de certaines époques qui sont plutôt des périodes d’innovation.
(4) Théologienne du XIIe siècle – L’étude notamment de la version Schott, version imprimée de 1533.
(5) Abbé de Reichenau et poète du IXe siècle qui a écrit ce poème remarquable pour décrire la beauté et les vertus de son jardin.
(6) Rabbin et médecin du XIIe siècle.
(7) Médecin italien installé à Troyes du XIIIe siècle.
(8) Souvent qualifiés à tort d’ouvrages de médecine, mais il s’agit bien de livres de théologie. Hildegarde de Bingen est également reconnue pour ses œuvres musicales et la qualité de sa réflexion théologique. Elle a été canonisée en 2012.
(9) Moïse Maïmonide est un rabbin et un médecin juif qui vivait en Egypte au XIIe siècle. Il était notamment le médecin du vizir, s’est formé dans plusieurs universités de médecine et a laissé un certain nombre de traités de santé (traité sur l’asthme, traité sur les hemmoroïdes, etc…) où il associe la médecine, la foi et la posture bienveillante du praticien.
(10) Vieux français.
(11) Et bien plus ! Il explique comment prendre soin de chaque organe, les vertus des aliments, le soin à apporter selon certaines situations etc…
(12) Jusqu’au XIIe siècle (croisades), il existe grosso modo deux médecines dans le monde médiéval : la médecine occidentale plutôt monastique et la médecine arabe issus des mondes dits « arabes », plutôt structurée, où l’exercice de la médecine est une véritable profession.
(13) Le titre original du livre est : Le livre pour la santé du corps garder et de chacun membre pour soi garder et conserver en santé.
(14) Citation issue du livre : TOLEDANO, Ariel, La médecine de Maïmonide, quand l’esprit guérit le corps, Editions In press, Paris, 2018
(15) La diététique médiévale est cependant bien plus ancienne, puisqu’on la retrouve déjà dans les textes de Galien dans l’Antiquité
(16) Appelées Res non naturales dans les textes.
(17) Citation issue du livre : TOLEDANO, Ariel, La médecine de Maïmonide, quand l’esprit guérit le corps, Editions In press, Paris, 2018
(18) Hildegarde de Bingen ajoute également le lait, le beurre, le miel, le vinaigre, etc…
(19) Chaud, froid, sec, humide
(20) Viriditas est un néologisme latin, contractation de plusieurs mots signifiant la force, la vigueur, la verdeur, le végétal, le vert etc…
(21) L’un des vices cités par Hildegarde de Bingen, j’aurais également pu citer le matérialisme, ou encore l’avarisme, qui ont plus que jamais un écho aujourd’hui
(22) Au sens du déséquilibre des humeurs.
(23) Sans quoi, un jour il n’y aura plus de plantes dignes de ce nom pour le nourrir et le soigner.
(24) Voire, qu’il n’y ait QUE du bio.
(25) De manière générale, il faudrait éduquer les consultants à une consommation réfléchie.
(26) Citation issue du livre : BINGEN, Hildegarde (de), Les causes et les remèdes, Editions Jérôme Million, 2019
(27) Parfois aussi du haut-allemand, notamment pour les œuvres d’Hildegarde de Bingen
(28) Parfois aussi, certaines recommandations sont infondées.
(29) Et qui tendent souvent à effacer la dimension théologique fondamentale de cette figure et à employer un vocabulaire déconnecté de son époque, transformant ainsi Hildegarde de Bingen en une figure « new age » assez déconnectée de ce que devait être la réalité. Les anachronismes sont liés notamment à des méconnaissances de topos de langage au Moyen Age et ont donné lieu à des interprétations encore aujourd’hui véhiculées dans des ouvrages bien connus.
(30) Empiriquement parlant
(31) Création de jardins médiévaux par exemple
(32) 1er monastère dans lequel vécut Hildegarde de Bingen, Allemagne.
