Les substances chimiques per- et poly-fluoroalkylées (PFAS/PFC), sont une large famille de plus de 4 000 composés chimiques de synthèse. Développées dans les années 1940 et utilisées dans de nombreux produits en raison de leurs propriétés hydrofuges, oléofuges et antisalissures, ils comptent parmi les polluants environnementaux les plus persistants. Des poêles avec revêtements au téflon aux emballages de fast-food en passant par les vêtements de plein air… même la recherche spatiale ne peut se passer des PFAS.1
Les PFAS, d’abord considérées comme une réussite de la chimie pour faciliter la vie moderne, ont révélé avec le temps leur profonde nocivité et constituent en réalité une importante menace pour la santé des êtres humains et l’équilibre des écosystèmes. Elles ne sont pas surnommées polluants éternels pour rien… Ces substances sont relâchées dans l’environnement par les activités humaines et contaminent toutes les dimensions de la nature, par l’air, les rivières et les océans, des ours polaires aux vers de terre, atteignant l’ensemble de la faune et de la flore.
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ous absorbons ces toxines environnementales via de nombreux matériaux de la vie quotidienne comme certains
vêtements imperméables, les emballages de fast-food 1, au travers de la chaîne alimentaire, en particulier l’eau potable, le poisson et les fruits de mer. Mais le lait et les produits laitiers, la viande, les abats, les œufs et les légumes peuvent également contenir des quantités mesurables de PFAS et contribuer au long terme à une toxémie mesurable avec par exemple des concentrations détectables dans le plasma sanguin. Une récente étude montre qu’en Allemagne les enfants et les adolescents âgés de 3 à 17 ans ont dans leur sang des concentrations trop élevées de substances chimiques persistantes appartenant au groupe des PFAS. On peut désormais partir du principe que tout le monde a des PFAS dans le sang.
Des réactions politiques encore trop timides
Jusqu’à présent, peu de mesures ont été prises à cet égard. Ce n’est qu’en 2023 que les autorités allemandes, néerlandaises, danoises, norvégiennes et suédoises ont soumis à l’Agence européenne des produits chimiques (AEPC), dans le cadre du règlement REACH de l’Union européenne sur les produits chimiques, une proposition commune visant à limiter les PFAS.
En réponse, la Commission européenne a établi des nouvelles limites maximales autorisées pour quatre PFAS à longue chaîne dans les denrées alimentaires, qui s’appliquent depuis le 1er janvier 2023 aux œufs, aux poissons, aux crustacés, aux mollusques ainsi qu’à la viande et aux abats d’animaux d’élevage et sauvages. Les PFAS étaient déjà prises en compte dans la nouvelle directive européenne sur l’eau potable entrée en vigueur le 12 janvier 2021.
Les groupes de substances les plus connus parmi les PFAS sont :
- les alkylsulfonates perfluorés, le plus connu étant l’acide perfluorooctane sulfonique (PFOS),
- les acides carboxyliques perfluorés, le plus connu étant l’acide perfluorooctanoïque (PFOA)
Physiopathologie et PFAS
De nombreuses maladies sont associées aux PFAS. Certains PFAS sont presque entièrement absorbés par le tube digestif dans la circulation sanguine où ils se lient aux protéines sériques et se répartissent de préférence dans les organes internes tels que le foie, les reins et les poumons.
Les PFAS perturbent la santé cellulaire en provoquant un stress dans le réticulum endoplasmique 2, dit stress RE ; or les voies de signalisation du stress RE et de l’inflammation chronique sont interreliées. Le stress RE entraîne un stress oxydatif et nitrosatif produisant des espèces réactives respectivement d’oxygène et de nitrogène, tous pro-inflammatoires, mais aussi une hyperstimulation des mitochondries 3, nos centrales énergétiques cellulaires. Le stress RE peut aussi provoquer l’activation du facteur de transcription NF-κB impliqué dans la réponse immunitaire et la réponse au stress cellulaire, mais aussi de l’inflammasome NLRP3 qui est un autre système d’alarme du système immunitaire. Le stress RE peut également activer le système immunitaire inné et entraîner une réaction inflammatoire pouvant aller jusqu’à des « tempêtes de cytokines » !
L’exposition à long terme à certaines PFAS peut être associée à des troubles de santé comme :
- La diminution de la réponse immunitaire à la vaccination,
- La dyslipidémie,
- La baisse du poids de naissance,
- L’augmentation du risque de cancer du rein,
- L’augmenter le risque de diabète,
- L’infertilité, 4
- Et des lésions hépatiques. 5
La littérature mentionne par ailleurs des risques accrus liés aux PFAS pour l’asthme, les maladies thyroïdiennes, la colite ulcéreuse ainsi que pour le cancer des testicules et du foie. Les personnes présentant des concentrations élevées de PFAS dans le sang courent un risque accru d’immunotoxicité, ce qui peut augmenter le risque d’une réaction plus grave au Covid !
Comment les PFAS sont-ils éliminés de l’organisme ?
Certains PFAS sont lentement excrétés par l’organisme au fil du temps, principalement par l’urine (en partie à cause de la recirculation entéro-hépatique). Les personnes atteintes d’une maladie rénale peuvent ne pas éliminer autant de PFAS par l’urine que les personnes en bonne santé. Chez les femmes, les menstruations permettent à l’organisme de se libérer de certains PFAS régulièrement via le sang perdu. De manière générale et heureusement, le corps est bien équipé pour éliminer naturellement les toxines telles que les PFAS, par les voies de détoxification naturelles.
Réduire au maximum les facteurs de risques liés au mode de vie est crucial pour éviter le stress RE et l’activation de l’inflammasome NLRP-3 (« détecteur de danger et système d’alarme du système immunitaire ») ! Tabac, alcool, malbouffe, environnements pollués, stress social, manque d’exercice physique, etc. sont autant de leviers d’amélioration du terrain biologique pour faciliter la détoxication des PFAS.
Vous pouvez aussi renforcer vos émonctoires en intégrant à votre prévention santé des techniques telles que les saunas infrarouges et la nutraceutique. Ci-après des habitudes qui aident à limiter l’exposition aux PFAS :
- Évitez tout ce qui a été traité avec du Téflon, du Scotchgard, du Stainmaster, du Polartec ou du Gore-tex.
- Utilisez des ustensiles de cuisine en acier inoxydable ou en fonte,
- Mangez moins de fast-food,
- Réduisez votre consommation d’aliments emballés dans des contenants en papier ou en carton,
- Et évitez de boire de l’eau non filtrée (utilisez des filtres à charbon ou à osmose inverse).
Une étude australienne publiée dans le Journal of the American Medical Association a démontré que le don régulier de plasma permet de réduire les concentrations sanguines de PFAS d’environ 30 %, tandis que le don de sang entraîne aussi une diminution significative.
Les soutiens nutraceutiques New Roots Herbal pour détoxifier les PFAS
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Optimiser les fonctions intestinales
Pectine de pomme, acide humique, son d’avoine ou encore enveloppes de psyllium sont autant de solutions naturelles qui aideront les intestins à garantir leurs fonctions d’élimination, en l’occurrence des PFAS. Les acides aminés L-taurine et L-glycine quant à eux favorisent la production de bile et ses fonctions de détoxication.
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Prévenir le stress RE en réduisant les taux d’homocystéine
Une homocystéinémie élevée provoque un stress RE et doit donc être pris en compte. L’acide aminé bétaïne (triméthylglycine – TMG) aide à réduire les taux élevés d’homocystéine intracellulaire et atténue ainsi le stress induit par l’homocystéine dans le réticulum endoplasmique. La N-acétylcystéine (NAC) peut également réduire les taux élevés d’homocystéine dans le sang et favorise en outre la formation de glutathion !
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Prévenir le stress RE en activant l’AMPK
L’AMPK (protéine-kinase activée par l’adénosine monophosphate) est un capteur essentiel pour l’état énergétique de la cellule, qui protège contre les virus, favorise la néoformation mitochondriale, prévient les dommages cellulaires et favorise leur réparation.
De nombreuses études ont montré que l’activation de l’AMPK réduit le stress RE et ses conséquences, comme l’activation de l’inflammasome NLRP-3. A l’inverse il est avéré que l’inhibition de l’AMPK aggrave les dysfonctionnements liés au stress RE.
Parmi les activateurs de l’AMPK, on trouve notamment l’alcaloïde berbérine et la prise combinée d’acétyl-L-carnitine et d’acide R-alpha-lipoïque, qui peuvent également protéger et régénérer les mitochondries. Ils appartiennent au groupe des Kr-mimétiques, dont la consommation peut imiter de nombreux effets bénéfiques pour la santé d’une restriction calorique. Parmi ces substances, on trouve aussi par exemple le resvératrol, le transresvératrol (ptérostilbène), la quercétine, les procyanidines oligomères (OPC), la pyrroloquinoline quinone (PQQ) et la curcumine.
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Réduire le stress RE en contrôlant l’inflammasome NLRP-3
Certains polyphénols comme la curcumine, le resvératrol, la quercétine, le sulforaphane, l’EGCG ou encore l’hydroxytyrosol, mais aussi les acides gras oméga-3 trois sont parmi les actifs les plus efficaces pour inhiber le NLRP-3. 
Ces nutraceutiques agissent principalement par inhibition du stress oxydatif (ROS), activation de la voie Nrf2, suppression de la voie NF-κB, et réduction de la phosphorylation de NLRP3 ou de son ubiquitination. Les vitamines D3 et K2, peuvent aussi contrer le stress RE via l’inflammasome NLRP-3.
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Atténuer les effets des PFAS sur notre réponse immunitaire
Il existe peu de substances naturelles dont l’efficacité contre les effets nocifs de toxines difficiles à combattre telles que les PFAS a été prouvée. L’un des meilleurs moyens d’atténuer les effets des PFAS sur notre réponse immunitaire est le bêta-glucane.
Dans une étude révolutionnaire menée par des chercheurs de l’université Kyung Hee en Corée du Sud, l’exposition à grande échelle aux PFOS et PFOA a montré des signes d’une suppression significative du système immunitaire. Les chercheurs ont administré une combinaison de bêta-glucane, de vitamine C et de resvératrol.
Les résultats ont été impressionnants. La réponse immunitaire s’est rapidement corrigée, car le bêta-glucane a activé les bons niveaux immunitaires. Selon les chercheurs, les bêta-glucanes « peuvent potentiellement être utilisés avec succès comme remède naturel contre l’immunotoxicité causée par une faible exposition aux composés perfluorés ». Les nutraceutiques les plus concentrés en bêta-glucanes sont les champignons médicinaux (reishi, shiitake, maitake, cordyceps, chaga, hydne hérisson, coriolus, etc.)
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Références
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- PFAS exposure found to increase risk of severe Covid-19
- https://www.inspq.qc.ca/pfas/effets-sur-la-sante-fiche-technique
- Le stress du réticulum endoplasmique : adaptation et toxicité
https://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/4971/MS_2002_5_585.html
- Wang Q, Chen W, Zhang B, Gao Z, Zhang Q, Deng H, Han L, Shen XL. Perfluorooctanoic acid induces hepatocellular endoplasmic reticulum stress and mitochondrial-mediated apoptosis in vitro via endoplasmic reticulum-mitochondria communication. Chem Biol Interact. 2022 Feb 25;354:109844. doi: 10.1016/j.cbi.2022.109844. Epub 2022 Feb 4. PMID: 35123991.
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- Endoplasmic reticulum stress and the development of endothelial dysfunction
https://journals.physiology.org/doi/full/10.1152/ajpheart.00437.2016
- Originalpublikation: Fuchs P, Bohle F, Lichtenauer S, Ugalde JM, Feitosa Araujo E, Mansuroglu B, Ruberti C, Wagner S, Müller-Schüssele SJ, Meyer AJ, Schwarzländer M: Reductive stress triggers NAC17-mediated retrograde signaling to safeguard the ER by boosting mitochondrial respiratory capacity. Plant Cell, 25.1.2022; DOI: 10.1093/plcell/koac017
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- De Silva, A.O.; Armitage, J.M.; Bruton, T.A.; Dassuncao, C.; Heiger-Bernays, W.; Hu, X.C.; Karrman, A.; Kelly, B.; Ng, C.; Robuck, A.; et al. PFAS Exposure Pathways for Humans and Wildlife: A Synthesis of Current Knowledge and Key Gaps in Understanding. Environ. Toxicol. Chem. 2021, 40, 631–657.
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- Caractérisation de la régulation négative de l’inflammasome NLRP3 par le récepteur purinergique P2Y2 dans le cadre du traitement des maladies liées à un excès d’inflammation
https://theses.hal.science/tel-04721014/file/132640_GUTIERREZ-MATEYRON_2023_archivage.pdf
- La phosphorylation de NLRP3, nouvelle cible thérapeutique contre l’inflammation ?
Crédits Images
- https://www.webs-event.com/fr/event/PFAS/accueil
- https://www.infrastructure.gov.au/infrastructure-transport-vehicles/aviation/pfas-airports-investigation-program/pfas-your-questions-answered
- https://www.dreamstime.com/pfas-cycle-shows-pollution-flow-industry-to-water-pfas-cycle-shows-pollution-flow-industry-to-water-food-key-image352642817
- https://www.exetat.net/biologie/les-parties-dune-cellule-et-leurs-fonctions
- https://www.proxibienetre.fr/actu/428/decryptage-des-toxines-comprendre-leur-impact-et-apprendre-a-les-eliminer
Entreprise familiale fondée en 1985, New Roots Herbal offre une palette complète de formules nutraceutiques uniques, aimées et recommandées par les praticiens de santé. Leurs produits haut de gamme, purs, concentrés, et synergiques bénéficient du plus haut standard de contrôle qualité ISO 17025. Conseillez le meilleur et vivez pleinement votre vitalité en toutes saisons avec New Roots Herbal.
Site internet : https://www.newrootsherbal.eu/fr/
Renseignements : info@newrootsherbal.eu
Recherche : Ralph Schnitzler
Édition et conseils scientifiques : Guillaume Landry, MS, Naturopathe – landryg@newroots.info – 0768753274
1. Neuf associations et fédérations européennes ont analysé 40 emballages utilisés dans l’UE. Environ 30 d’entre eux contenaient des substances PFAS. https://de.euronews.com/green/2022/06/02/pfas-stoffe-fast-uberall-und-doch-unbekannt
2. Il synthétise les protéines, produit des macromolécules et transfère des substances vers l’appareil de Golgi via des vésicules.
3. Les mitochondries ne sont pas seulement responsables de la production d’énergie, elles sont également sollicitées en cas de stress du réticulum endoplasmique pour servir d’incinérateurs cellulaires ! Pour se protéger des substances nocives, les cellules doivent également nettoyer les mitochondries ! Malheureusement, les composés PFAS tels que l’acide perfluorooctanoïque (PFOA) ont une toxicité mitochondriale qui entraîne une diminution de la viabilité cellulaire (par exemple des ostéoblastes et des cellules pancréatiques) en fonction de la concentration, une augmentation de la formation d’espèces réactives de l’oxygène, de superoxyde mitochondrial, d’oxyde nitrique, de cytokines pro-inflammatoires et à un dysfonctionnement mitochondrial.
4. Des études montrent un retard dans le début de la puberté, ainsi qu’une diminution de la qualité du sperme et un rétrécissement des testicules.
5. Dans des essais cliniques impliquant de l’acide perfluorooctanoïque (PFOA) dans des cultures de cellules hépatiques, le PFOA provoque un stress RE et une apoptose (autodestruction) des cellules hépatiques médiée par les mitochondries.




