Non classé

Les probiotiques – Une panacée nutraceutique

 

Lorsqu’on pense à panacée, nous pourrions bien avoir à l’esprit : notre chère lavande, princesse de la phytothérapie, le roi des champignons médicinaux : le reishi, le basilic sacré de l’ayurveda indien ou encore l’indétrônable vitamine c de la vitaminothérapie. Aujourd’hui, s’il est une nouvelle génération de nutraceutiques aux propriétés aussi vastes, il s’agit bien des non moins populaires probiotiques. Et à juste titre ; la science à leur sujet a littéralement explosé : le nombre de références bibliographiques sous le mot clef Probiotics et passé dans Pubmed de 718 en l’an 2000 (depuis 1947) à 47153 en 2024 ! Et pour cause, notre second cerveau, notre nouvelle empreinte digitale, notre 3ème moi certains dirons, bouscule les connaissances de la science médicale et c’est tant mieux. Car c’est bien au sein du microbiome que nombre de maladies encrent tout ou partie de leurs racines ; alors notre flore intestinale… il faut la choyer car quand l’intestin va, tout va !

 

 

Un pilier gastro-intestinal

L’usage des probiotiques a tout d’abord été, naturellement, un apanage pour la santé gastro-intestinale. Ces bactéries amies améliorent la digestion, l’absorption et l’assimilation des fibres, des nutriments et des micronutriments, notamment par la fabrication d’enzymes (qui par exemple vont réduire les intolérances au lactose) – d’acide lactique (par les lactobacilles), et d’acides gras à courtes chaine (AGCC) comme l’acide butyrique : source majeure d’énergie pour les entérocytes du colon. L’usage des probiotiques, en majeur partie constitués de lactobacilles et de bifidobactéries, aident à traiter la diarrhée et la constipation, les ballonnements et crampes, mais aussi les maladies fonctionnelles et inflammatoires de l’intestin. La plupart de ses symptômes ont pour cause une perturbation de l’équilibre de la microflore appelée dysbiose, et l’usage des probiotiques est un moyen efficace pour régler ce déséquilibre. Les principaux facteurs de risque de la dysbiose : régime alimentaire occidental – stress – toxines environnementales… sont autant d’éléments que le naturopathe peut identifier en amont et régler avec ses compétences d’hygiéniste. En cas de dysbiose avec augmentation de la putréfaction et de la fermentation, le risque infectieux et le risque de développer des maladies chroniques augmentent. Par exemple la dysbiose se traduit dans le syndrome du côlon irritable (SCI), avec beaucoup moins d’espèces de lactobacillus et de bifidobactéries et parallèlement une augmentation de protéobactéries pathogènes. Dans la colite ulcéreuse, une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI), on observe une diminution des bactéries productrices de butyrate et donc une altération de la structure et des fonctions de la barrière intestinale, une hyperméabilité intestinale, facteur de maladie auto-immune. De l’intestin à l’immunité, il n’y a qu’une muqueuse…

 

 

Des adaptogènes immunitaires

Ils modulent le système immunitaire : d’une part ils limitent les cascades immunitaires hyper-réactives que l’on peut trouver dans des affections comme l’asthme, l’eczéma, l’emphysème, les allergies ou encore les maladies auto-immunes comme l’arthrite rhumatoïde; et d’autre part, à l’inverse, ils renforcent l’immunité non-spécifique, soit la réponse immunitaire immédiate en cas d’infections virales, bactériennes ou fongiques, de parasitose, ou face à des proliférations cellulaires anarchiques par exemple. Les propriétés anti-inflammatoires des probiotiques permettent le soutien immunitaire et l’amélioration des symptômes de l’inflammation (rougeur, grosseur, douleur, chaleur, et perte de fonction). Les probiotiques permettent donc un soutien immunitaire modulateur et à large spectre. De fait, ils bénéficient à la santé de la peau et des muqueuses, mais aussi des systèmes musculosquelettiques, nerveux ou endocriniens qui seraient perturbés par l’inflammation, comme c’est le cas dans la plupart des maladies neurodégénératives (Alzheimer, démences, Parkinson), mentales et chroniques (diabète, etc.).

 

 

Une force cardio-métabolique

Une flore équilibrée va aussi avoir un effet préventif et bénéfique dans le cas de problèmes cardio-métaboliques car elle contribue à fabriquer certains acides aminés et des vitamines telle la K ou celles du groupe B, et elle permet l’absorption optimale des acides gras, du calcium, du magnésium et des micronutriments en général. Un microbiote en santé assure une meilleure régulation de multiples voies métaboliques. La supplémentation en probiotiques permet de réduire significativement l’hémoglobine glyquée (HbA1C), le glucose sanguin à jeun, et l’insuline chez les diabétiques de type 2. Elle a des effets majeurs sur la réduction du cholestérol total, des triglycérides, de la protéine C réactive, un marqueur inflammatoire, et de la pression sanguine. Dans cette perspective, les probiotiques sont un outil très pertinent pour la prévention des maladies cardio-vasculaire (MCV) et surtout métabolique, notamment le syndrome métabolique – dit X, précurseur du diabète. On observe bien plus de bactéroïdètes pathogènes et moins de firmicutes amis dans la microflore des personnes obèses et diabétiques, ce qui contribue à une dysbiose chronique contre laquelle les probiotiques sont pertinents. Cette dysbiose intestinale est aussi une constante dans une grande proportion des maladies mentales. Des effets bénéfiques très importants ont été observés avec la supplémentation en probiotiques dans les cas de TDAH, d’autisme, de dépression, d’anxiété, de TIC ou de troubles plus graves tels que la schizophrénie, la paranoïa, les troubles bipolaires ou encore la toxicomanie.

 

 

Un chef d’orchestre de l’axe intestin-cerveau                                             

La littérature met aujourd’hui en lumière toute l’importante du microbiote et des probiotiques sur le système nerveux et en santé mentale, notamment grâce à leurs propriétés anti-inflammatoires et endocriniens. On sait la relation entre dysbiose et dépression ; on sait, autre exemple, que l’utilisation excessive d’antibiotiques dans l’enfance génère un risque accru d’anxiété plus tard dans la vie. La sérotonine, hormone connue pour ses effets antidépresseurs, est fabriquée à près de 90 % dans l’intestin ; et il y a plus d’innervation dans l’intestin, notamment au niveau du grêle, que dans le cerveau ! Autre exemple, les probiotiques peuvent augmenter la quantité de tryptophane dans le sang, lequel est nécessaire pour fabriquer la sérotonine dans le cerveau ; Certaines vitamines du groupe B que produisent la flore intestinale sont cruciales pour le système nerveux, tout comme d’autres neurotransmetteurs aussi produits par des bactéries intestinales : le GABA, la noradrénaline, la dopamine, l’acétylcholine. A nouveau, le microbiote révèle un rôle majeur pour l’équilibre neuro-hormonal, et se doit d’être renforcé pour une bonne santé mentale, et hormonale.

 

 

Un garant de la santé féminine

Les hormones sont centrales dans la santé féminine, et un microbiote en santé y contribue. Par ailleurs il existe une corrélation entre une flore saine des voies intestinales et une flore saine des voies urogénitales : en cas de dysbiose, le déséquilibre de la flore microbienne intestinale se répercute dans le microbiome vaginal. L’usage des probiotiques peut donc s’avérer efficace pour aider dans des conditions de santé tels les changements hormonaux mensuels, le syndrome prémenstruel, les troubles de la ménopause, les infections urinaires ou encore la vaginose bactérienne.

Maman qui prend des probiotiques avant, pendant et après la grossesse réduit considérablement les risques de diabète gestationnel par 200 %, les risques de prééclampsie du fœtus et ceux qu’il encoure avec la prise d’antibiotiques de maman pendant la grossesse, les symptômes de vaginose bactérienne, ainsi que les risques de l’enfant de développer après la naissance des allergies, de l’asthme ou de l’eczéma.

 

 

Du bon usage des probiotiques

Comment bien choisir ses probiotiques. Plus concentré, est-ce mieux ?  Pas forcément…  Il faut plutôt raisonner en fonction de l’organe à soutenir et de la nature de la pathologie. 10 à 100 milliards (109) de bactéries se trouvent dans notre petit intestin alors que 10 à 100 billions = 1012 – soit 1000 fois plus, habitent le colon. Un produit dosé à 10 milliards d’unités formant colonie (UFC) est donc convenable pour un soutien immunitaire spécifique au petit intestin, là où l’essentiel de l’immunité se joue. Pour les pathologies du colon (maladie de Crohn – colite ulcéreuse – cholestérol), une formule probiotique à plus haute concentration, 50 milliards d’UFC, est plus pertinente. Accompagner une antibiothérapie nécessite une formule très concentrée pouvant aller jusque 100 milliards d’UFC par capsule. La quantité est donc spécifique mais aussi la nature des souches choisies. Les bifidobactéries sont de manière générale plus spécifiques au colon. Autre exemple : Lactobacillus rhamnosus est une souche connue pour ses bienfaits dans les troubles immunitaires ; L. gasseri pour le métabolisme ou encore Saccharomyces boulardii pour la prévention et le traitement des infections nosocomiales, et des diarrhées de tourista.

 

 

Remarques sur l’innocuité et les effets des probiotiques

De manière générale les probiotiques sont extrêmement sécuritaires. Ils sont à prendre avec les repas, idéalement au milieu (comme la plupart des produits de santé naturelle) pour que le bol alimentaire fasse office de véhicule vers les intestins. Parfois, les probiotiques peuvent engendrer des effets inconfortables (constipation passagère, ballonnements, maux de tête, etc.) dans les 2 à 3 premiers jours de leur usage : cet effet bien connu des praticiens naturopathes – il est comparable à la réaction dite de Herxheimer dans le cas de traitements d’infections bactériennes ou parasitaire – comme dans la maladie de Lyme ou la candidose. Cet effet est normal, le temps que les probiotiques prennent le dessus sur les bactéries pathogènes délogées et combattues, lesquelles libèrent leurs toxines générant ainsi des symptômes passagers.

 


LA contre-indication principale à la prise de probiotiques concerne la diarrhée sanglante,

en raison du risque de septicémie.

 

Choisir des probiotiques de qualité

 

1. Capsules à enrobage entérique

Les acides gastriques détruisent les capsules non protégées d’un enrobage entérique et tuent jusqu’à 90 % de leur contenu en souches probiotiques. Si l’on veut délivrer les bienfaits de tous les probiotiques d’une capsule dans les intestins, l’enrobage entérique est indispensable. Cet enrobage entérique assure aussi la protection des souches contre l’humidité.

 

2. Réfrigération

Les probiotiques sont plus ou moins résistants à la température selon les souches – mais de manière générale, la plupart ne tolèrent que très mal les températures élevées. Les bifidobactéries y sont particulièrement sensibles car il est estimé qu’après 3 mois à température ambiante, leur taux de survie frise le 0… Utiliser des produits réfrigérés est donc un gage important de qualité et d’efficacité.

 

3. Formules multi-souches

Notre flore intestinale est extrêmement variée et il y a, comme en phytothérapie, un effet synergique des souches probiotiques entre elles qui doit être considéré. L’efficacité des formules multi-souches VS les souches uniques est observée dans 75 % des études comparatives analysées. Le choix de formules multi souches est donc à privilégier pour la plupart des conditions.

 

4. Études humaines

Aussi, préférez une formule intégrant des souches avec suffisamment de preuves cliniques issues d’études humaines, et de recul en termes d’années de recherche sur leurs bienfaits. Pour ces informations, demandez les fiches techniques des produits. Des formules multi-souches d’origines humaines, laitières, et végétales permettent un soutien probiotique dans tout le tractus intestinal.

  • Les souches humaines sont essentielles à l’immunité et à la perméabilité sélective des intestins.
  • Les souches laitières sont particulièrement indiquées en cas d’intolérance au lactose ou de troubles digestifs, et pour produire de l’acide lactique qui inhibe la prolifération de microorganismes pathogènes.
  • Les souches végétales qui se développent sans oxygène, luttent contre les bactéries qui produisent des gaz et qui contribuent par exemple au syndrome du côlon irritable. Elles aident notamment à réguler la putréfaction dans le gros intestin.

La garantie d’un contrôle qualité irréprochable, comme réalisé dans un laboratoire accrédité ISO 17025, permet aussi de choisir des produits purs et efficaces. Lisez bien les étiquettes !

 

 

Pour plus d’information sur le sujet de la supplémentation en probiotiques, sur les propriétés de souches spécifiques, sur les formules uniques et haut de gamme de New Roots Herbal, ainsi que les références bibliographiques, veuillez-vous référer aux documents et au webinaire présenté par New Roots Herbal, partenaire du SPN, accessibles via le site web du SPN.